samedi 2 mai 2020

La Chine



              Depuis tout gosse, j’ai entendu parler du péril jaune. Est-ce que cette vieille prémonition des anciens se réaliserait aujourd’hui avec le Coronavirus ? L’évènement est sans doute fortuit et lorsque j’avais dix ans, rien n’aurait pu laisser penser à l’époque qu’un virus venant de Chine, bouleverserait notre vie à ce point et pourtant…
      Et pourtant, cette puissance économique dont l’émergence est devenue, un passage incontournable grâce à l’Occident, s’affirme chaque jour dans le commerce international et il aura fallu cette pandémie pour que les pays occidentaux réalisent à quel point ils sont tributaires de la Chine. Une situation bien gênante lorsqu’elle reste le seul pays à pouvoir fournir en grande quantité les matériels médicaux et précisément ceux dont nous avons un besoin urgent en ce moment.
            Ce qui vaut pour ce besoin spécifique du moment, vaut également pour toutes nos unités de fabrication en général. La délocalisation opérée par les grands groupes spéculateurs aboutit donc à cette aberration. On vous dira que tout ceci est dans le cadre de la mondialisation et de la concurrence intenable, qu’il faut trouver des coûts de production raisonnables pour pouvoir faire face et maintenir  des sociétés en vie. Seule, la Chine en serait capable avec un coût de main d’œuvre dont le régime politique ne tolérerait sûrement pas la moindre contestation.
            Or, la totalité des produits que vous trouvez dans vos magasins, proviennent de Chine et, curieusement ne sont pas moins chers pour autant quand on fait le rapport qualité/prix. Alors me direz-vous, dans ces conditions, les coûts réduits de production font ressortir une marge supérieure  dont la destination se situe , non pas au niveau de la consommation, mais au bénéfice des dividendes perçus par les actionnaires.
               Voilà donc le résultat désastreux de nos grands maîtres à penser de la finance et des affaires qui vous éblouissent avec de beaux discours, jurant la main sur le cœur, que leur action se justifie pour le seul bien de l’humanité. Ils oublient simplement de préciser que les dirigeants des grands groupes du CAC 40 ne cessent de s’enrichir alors que la misère et la précarité ne cessent de grandir dans les mêmes proportions.
            Bien loin d’être un économiste averti, le coronavirus et le confinement qui en découle, m’auront au moins permis d’avoir cette réflexion, eertes très schématique, mais peut-être pas si loin d’une triste réalité. Si tant est que le coronavirus présente un intérêt, c’est bien celui de démontrer qu’il ne distingue pas dans son œuvre destructrice les nantis des autres et que la puissance financière demeure  sans effet par rapport à la tragédie qu’il nous fait vivre. Puisse la mise en évidence de ce sinistre épisode éclairer la cupidité des hommes, de ceux que la richesse n’immunise pas contre ce fléau, et permettre ainsi un retour à des politiques commerciales relocalisées et de proximité en supprimant du même coup l’impact catastrophique sur l’environnement et les intermédiaires inutiles qui parasitent la marge de ceux qui produisent. Théorie bien simpliste me direz-vous, mais j’ai aussi la faiblesse de croire qu’un jour les hommes pourraient vivre dignement de leur travail et de leur talent sans passer par cette orgie spéculatrice.

Pierre Delval

jeudi 30 avril 2020

Confinement

      La lampe diffusait un rond de lumière sur la table, laissant dans l'ombre tout le reste de la pièce, comme si cette concentration de clarté constituait un isolement d'où devraient surgir les propos de raison et de bon sens que l'humanité avait oubliés depuis longtemps. Dans un silence studieux, on n'entendait que le crissement de la plume sur le papier, mais le sujet était si vaste qu'il nécessitait méthode et rigueur que l'auteur n'avait pas. Pourtant, ce confinement offrait tout le temps de la réflexion. Alors il tentait d'expliquer ses révoltes, ses déceptions devant la nature humaine, devant son comportement, il tentait de démontrer que si l'argent était un moyen international judicieux pour échanger, qu'il était aussi devenu le facteur fondamental de l'évolution perverse de son utilisation et finalement la cause de tous nos maux. Il déplorait aussi la concentration des peuples attirés de gré ou de force par la nécessité du travail délocalisé aboutissant au surpeuplement de ces affreuses banlieues de cubes et de béton dont la mortelle symétrie engendrait l'ennui et le désespoir de ceux qui y vivent et souffrent d'une promiscuité, vecteur de la propagation des virus et des maladies. Il aurait voulu dénoncer la tristesse de ces gens déracinés, expliquer que cette pauvreté croissante était comparable à la lie d'un fleuve que la vigueur effrénée du courant ne parvenait pas à dissoudre, démontrer la relation qui existe entre ces propos et ce malheur viral qui nous atteint. Il aurait voulu savoir dénoncer le saccage de nos campagnes, de la faune disparue, de la flore malade, bref, de tout ce qui détruit nos vies au lieu de les améliorer.
     Il avait tant de choses à déplorer, tant de choses à dire, que parfois la plume cessait son crissement pour essayer de traduire les pensées qu'il fallait ordonner. D'autres fois, il relisait ses notes dont l'incohérence de celles-ci traduisait finalement une vacuité désespérante. C'était un peu le mythe de sisyphe. Recommencer sans arrêt, inlassablement, tenter de convaincre, sans parti-pris mais avec un minimum de bon sens. Sans résultat, il reprenait ses arguments, mais avait-il une chance pour que le monde comprenne que le regard sur un soleil levant, que la couleur céleste, que la pureté du ruisseau murmurant, que l'éclat argenté de la mer, que le relief des montagnes, noires, rouges ou bleues, contribuaient bien davantage à notre bonheur, au seul et authentique bonheur qui mérite, selon lui, d'être vécu.
     Le coronavirus aura peut-être cette vertu de mettre en évidence nos erreurs, nos suffisances, notre fragilité, nos assurances infondées, nos ambitions inutiles  assouvies, au mépris de l' Autre, de l'Autre sans lequel nous ne sommes rien.
     Alors, coronavirus, aide-moi à faire ce que je ne parviens pas à écrire tant la confusion de mon esprit est grande.

                                                                        Pierre Delval

mardi 24 mars 2020

Coronavirus oblige

       Cette période si particulière de la pandémie qui nous plonge actuellement dans un désoeuvrement inhabituel et aussi dans  un isolement auquel nous devons nous adapter, n'aura-t-elle que des effets négatifs ?
     Certainement  quand on constate déjà le lourd tribut payé  en vies humaines, sachant hélas, que le mal va sans doute encore poursuivre son oeuvre destructrice pendant un temps dont nous ignorons la durée. Cette incertitude trouble nos esprits , nous privant de tous objectifs d'avenir et nous plongeant dans une confusion bien ténébreuse.
       Voilà donc où j'en étais de mes réflexions qui tentaient par ailleurs de combler cette oisiveté stérile. Et puis, mes pensées se sont orientées vers des horizons plus joyeux pour conjurer l'acharnement du sort qui nous est fait mais que l'inconséquence de l'humanité nous renvoie comme une punition. 
        J'ai alors rêvé que ce virus devant la gravité de ses conséquences nous aura fait soudain prendre conscience des choses essentielles de la vie, celles que nous avons oubliées, nous imaginant que l'argent et le pouvoir nous préserveraient de tout. que la réduction du temps et de l'espace favoriserait la mondialisation, que l'économie florissante qui en résulterait nous apporterait une puissance et une invincibilité que rien ni personne ne pourraient contester. 
           J'ai rêvé d'un "après" qui aurait le goût de la raison et du bon sens, comme celui qu'avaient nos anciens. J'ai rêvé d'une répartition de la population pour repeupler nos villages  et que les villes cessaient d'être des lieux concentrationnaires figés dans le béton où la vie a rompu les liens relationnels les plus élémentaires. J'ai rêvé de donner du temps au temps, j'ai rêvé de redonner de l'espace au monde, à ce pauvre monde, plus victime que bénéficiaire d'une vitesse qui réduit tout et qui étrique précisément nos rêves. J'ai même rêvé pour me déplacer d'emprunter la voiture à cheval plutôt que le cheval vapeur quand il s'agit de promenade afin de profiter du temps qui s'écoule pour admirer des paysages qu'on ne prend même plus le temps de regarder ...
          Et j'ai enfin rêvé comme en ce  premier matin de printemps, profiter désormais de chaque jour que me donnera encore la vie, d'humer les parfums matinaux qu'exhalent les fleurs caressées  par un soleil levant, d'entendre les oiseaux rompre le silence consenti par les hommes confinés, d'admirer l'accomplissement du cycle éternel de la nature, de retrouver le temps des saisons, bref, de retrouver la vie, la vraie, non falsifiée par des artifices  inutiles. 
           Oui, en ce matin de printemps j'ai retrouvé un monde de vérité où la nature asphyxiée depuis si longtemps, recommençait à respirer. J'ai rêvé que les hommes discerneraient enfin les vraies valeurs et comprendraient que celles dont je parle ne résident pas dans les banques mais dans leurs têtes. 
              Il ne faudrait toutefois pas croire que je suis un adepte d'un passé parfois archaïque et ignorant. Je sais que les hommes sont capables d'effectuer des prouesses incroyables, mais que celles-ci  servent les hommes, le progrès n'étant effectif que lorsqu'il n'exige aucune contrepartie.
            Notre planète est fatiguée et nous sommes arrivés au temps où il faudra faire preuve de mesure et de sagesse, de civisme et de respect si nous voulons encore prétendre appartenir à un monde civilisé.
         Or ce temps-là sera peut-être celui de l'après...


Pierre Delval

mercredi 4 mars 2020

Sans compétence mais ridicule et péremptoire!

Je regardais hier une émission sur  la cinq  qui s'intitule "C dans l'air" où il était question évidemment du Coronavirus! Or, on avait recensé sur la journée du 2 mars les émissions télévisées, de ce jour-là pour s'apercevoir, que toutes chaînes confondues, le coronavirus occupait tous les propos.On découvrait que l'angoisse des téléspectateurs devenait grandissante, qu'une panique, parfois irraisonnée s'emparait des gens. Comble de la bêtise humaine, on réalisait , sans en être encore vraiment certain, que le battage médiatique était peut-être la cause de ce phénomène !!
       Pitoyables médias, vous avez allumez un feu et aujourd'hui devant son ampleur, vous ne savez plus comment l'éteindre! Avait-on besoin encore de cela pour démontrer votre inconséquence et surtout votre incompétence.
         Le plus grave voyez-vous, c'est que ceci nous permet de mesurer la puissance de l'outil que vous avez entre les mains et l'utilisation dangereuse que vous en faites. A force de dire tout et son contraire sans même connaître le fondement de vos affirmations. Comment pourriez-vous , dans ces conditions  bénéficier d'une quelconque crédibilité.

mercredi 26 février 2020

mercredi 26 février 2020

Coronavirus. légèreté et ignorance

    Avec le Coronavirus, les médias d'une manière générale se déchaînent. Eux qui sont toujours en quête d'audience au mépris du reste et notamment de l'information tout simplement. Aujourd'hui ils éructent sur les ondes, ils bafouillent dans la presse, mais peu importe de dire tout et son contraire, pourvu qu'on tienne l'auditeur ou le lecteur en haleine! Mais comment faut-il vous le dire pour que vous compreniez enfin que l'information doit rester ce qu'elle est dans toute sa réalité, sans y insinuer vos propos polémiques. Comment faut'il vous dire que  le matraquage médiatique tel que vous le pratiquez n'atteindra jamais le degré de crédibilité que devrait avoir une information.
      Ces présentateurs ou présentatrices des journaux télévisés, me font penser à une meute qui se mettrait à hurler dès qu'un des leurs commencerait  à le faire sans raison. C'est un peu ce qui se pratique actuellement avec le Coronavirus. Même les scientifiques ne semblent pas savoir comment l'éradiquer, mais dès qu'ils s'expriment sur le sujet alors la meute aboie!

        Et puis il y a notre gouvernement qui nous garantit  que toutes les mesures sont prises et qu'il n'y a absolument pas lieu de s'inquiéter. De ce point de vue, c'est bien connu, la France est hermétique à ce qui pourrait lui être désagréable et tout cela grâce à qui? toujours aux médias! Rappelez-vous Tchernobyl, comme le nuage pris de panique à la vue de la frontière française, avait poliment contourner notre pays...!

          En réalité, personne ne sait rien et c'est bien là, la seule chose qu'on sait vraiment. Alors, comme d'habitude, on gesticule, on déclare de manière péremptoire, on met en quarantaine des scolaires qui arrivent d'un voyage en Italie, on ferme des salles de spectacle on prétend même être prêt à assurer les cours aux scolaires par télétransmission. Donc on peut rester totalement serein même si un match doit avoir lieu à Lyon contre une équipe italienne qui vient  pour cette rencontre avec une panoplie de 3000 Tifosi. Voilà le genre d'incohérence dont sont capables nos dirigeants et voilà la responsabilité de leur inconséquence si, par malheur, l'épidémie devait se généraliser en France.

dimanche 5 janvier 2020

Hemorragie démographique


Le Berry républicain titrait sur la déliquescence de la démographie dans le Cher et dans l'Indre. Le Berry comme une tare dans le paysage régional, comme un mauvais élève à qui on fait remarquer avec condescendance sa médiocrité démographique et qui n'aurait pas selon certains sous entendus l'attrait nécessaire pour attirer une population. 
      Faut-il rappeler que depuis des années on s'évertue à vider nos départements de l'Indre et du Cher de leurs forces vives pour les concentrer sur Orléans en vertu  d'une décentralisation qui n'a d'effective que le nom!
       En effet, depuis bien longtemps, tout ce qui peut présenter un intérêt économique pour  le Berry se retrouve systématiquement délocalisé sur le Loiret, si bien qu'on assiste à un déséquilibre démographique conséquent. Pourtant, qu'il s'agisse de ses paysages, qu'il s'agisse de son histoire, qu'il s'agisse de son savoir faire dans beaucoup de domaines industriels, qu'il s'agisse de sa vie intellectuelle, qu'il s'agisse enfin de ses loisirs, de ses spectacles, le Berry n'a absolument rien à envier au Loiret. Ici, il fait bon vivre parce que l'air est encore respirable, parce que ce pays a une histoire très riche, parce qu'il est encore à une échelle humaine. Cependant, cette politique concentrationnaire a un impact considérable sur nos campagnes, sur la disparitions de nos petits commerces de proximité et sur les services publics qui, eux aussi subissent ces concentrations. Tout le monde le déplore mais rien ni personne ne réagit comme si il s'agissait d'une fatalité contre laquelle nous serions impuissants. 
     Est-ce qu'un jour nous aurons des responsables politiques animés par le bon sens et préoccupés par l'intérêt de ses concitoyens et non pas par les questions de fric et d'ego à flatter!?
     Nous allons avoir bientôt des élections municipales alors, électeurs faites preuve
de discernement dans vos choix. 



mardi 17 septembre 2019

Benyamin Netanyahou ou un autre ne changera rien hélas

Actuellement des élections ont lieu en Israël et j'écoutais ce matin l'interview
d'une Française installée là-bas. Or cette personne se plaignait de l'insécurité
dans laquelle elle vivait avec "tous ces Palestiniens qui les entourent!!".
J'aurais envie de rétorquer à cette dame qu'elle aurait pu rester en France et que ce
malaise d'encerclement qu'elle ressent est tout à fait naturel puisque, faut-il le rappeler
les terres occupées par les Israéliens sont généralement celles des Palestiniens.
Des Palestiniens qu'on utilise comme argument électoral, à qui on supprime les droits les plus
élémentaires, qu'on frappe sans état d'âme, auxquels on tue les enfants sans hésitation!
Mais quel est donc ce peuple de sauvages. Un comportement qui va finir par faire honte à
leurs anciens bourreaux. Rappelez-vous bon sang!!!.Rappelez-vous que le fanatisme
hitlérien ou votre fanatisme religieux ne valent guère mieux. Ces extrémismes-là ne
vous amèneront jamais la paix que vous espérez et si ce n'était les victimes palestiniennes
qu'ils génèrent, je souhaiterais pour ma part que vous ressentiez ce malaise encore longtemps.

mercredi 7 août 2019

"Trump-la-mort"


Les deux tueries qui viennent encore de se produire aux Etats-Unis, ne sont pas , selon "trump la mort" le  problème des ventes d'armes mais un problème de santé mentale. Il est vrai que pour commettre de tels actes, il faut être sérieusement dérangé de la cafetière, mais dans cette hypothèse, je m'étonne que Trump lui-même, n'ait jamais tué personne...
Quand je pense que la planète se trouve  à la merci de ces gens-là, je me dis aussi que sa destruction n'attendra peut-être pas une catastrophe environnementale.

Tous des guignols



On peut toujours avoir des divergences de vue, mais devant des faits constatés et vérifiés, que peut-on contester ? Greta Thunberg, une jeune suédoise qui se bat pour l’environnement et qui tente d’alerter les instances politiques sur l’urgence des mesures qu’il va falloir prendre, s’adresse à des adultes imbus de leur science et de leur expérience, j’ai presque envie de dire qu’elle s’adresse à des veaux sans vouloir faire injure à ces adorables animaux dont leur regard est d’une belle candeur alors que celui de nos députés , traduit plutôt une ignorance désespérante. Victime de son jeune âge, elle ne parvient pas à être audible auprès de la Société en général et de ceux qui la représentent. C’est ainsi que les députés français n’hésitent pas à appeler les élus à boycotter le discours que cette jeune personne doit prononcer à l’Assemblée et qu’ils qualifient par ailleurs de « gourou apocalyptique » avant même de l’avoir entendue.

          C’est ainsi que malgré les mises en garde sur notre manière de vivre et l’impact qu’elle provoque sur notre environnement, on n’hésite pas à ratifier des traités commerciaux avec le Canada et l’Amérique du sud. Acheter ailleurs des produits douteux que nous avons chez nous de qualité reste pour moi un non sens économique d’une part mais aussi un non sens environnemental.

          A cela il y a quand même une explication pour justifier de telles manipulations, ce sont les profits très sélectifs et très substantiels qu’elles génèrent. Alors vous pensez bien que les propos de cette jeune Suédoise qui essaie de nous rendre moins bêtes pour que sa génération puisse vivre sainement n’effleure sûrement pas nos dirigeants, tous issus de grandes écoles, dotés de grands principes économiques convaincus de leur science et qui considèrent sans doute qu’après eux , le déluge n’est qu’une étape dans la déliquescence  de notre planète qu’ils ne verront pas de toute façon.

          Ce sont pourtant ces gens-là qui proclameront à la tribune leur volonté inébranlable de mettre fin aux inepties de cette nature, qui nous promettront, la main sur le cœur une Société meilleure et c’est pour ces mêmes gens aussi que nous irons voter en espérant une fois de plus que notre confiance ne sera pas bafouée. 

samedi 20 avril 2019

L'Elysée ne chôme pas!

Dans une même journée Macron reçoit les pompiers de Paris et Michel Houellebecque. les pompiers de Paris pour qui je voue une admiration sans borne, reçoivent les félicitations, c'est bien le moins qu'on puisse faire, et la promesse d'une remise de médaille pour leur courage et leur abnégation. En la circonstance, la médaille me paraissait peu de chose, mais la promesse d'une médaille me semble encore bien  pire dans le registre de la médiocrité. Heureusement que le public admiratif les applaudit spontanément et sincèrement pour leur courage et leur comportement civique. A ce propos, la société entière pourrait s'inspirer de ces attitudes admirables.
     Et puis, Macron recevait aussi Michel Houellebecq pour le décorer de la Légion d'Honneur. En vertu de quoi, d'une prouesse littéraire qui aurait valeur d'exemple pour le rayonnement intellectuel de notre pays, ou d'une pensée humaniste hors du commun?
     La confrontation de ces deux informations me choquent dans la disproportion des mérites et si les pompiers de Paris n'ont pas attendu pour avoir la légion d'honneur, je trouve que la bravoure des hommes à Notre Dame de Paris et bien ailleurs mériterait cette légion d'honneur à titre individuel.
     Monsieur Macron, vous n'avez vraiment pas le sens de la mesure ni celui des vraies valeurs.

mardi 19 mars 2019

On attend les résultats...

A la suite des multiples débats sur ce que souhaitent les Français, beaucoup de questions récurrentes devraient émerger du travail de synthèse que doit effectuer le gouvernement. Parmi celles-ci, il en est une sur l'isolement rural en général, qui se traduit par la disparition des services publics et l'absence  d'une politique de transport, accentuant l'éloignement et par conséquent l'enclavement des zones rurales et, plus globalement, du département.
     Cette réflexion fait suite à un article paru dans le journal local qui, sans rendre encore la nouvelle officielle, nous prépare à la possible disparition de la ligne SNCF Montluçon-Bourges-Paris. On estime que la remise en état de cette ligne coûterait  chère. Sans doute rien à voir avec le gouffre financier pour les TGV, ces engins qui vous transportent à une vitesse incroyable, donnant presque au voyageur l'illusion d'une ubiquité magique, à la condition bien sûr, que cette magie ne soit pas contrariée par un incident, parfois très insignifiant mais qui, à cause de ces grandes vitesses, fragilise la sécurité. Finalement, le voyageur arrive plus vite quand ça marche mais peut aussi se retrouver arrêté en pleine campagne pour ne repartir que le lendemain matin!
      Bref, si cette ligne devait disparaître, cela confirmerait la surdité du gouvernement aux doléances des Français. Alors, oubliés les discours philosophiques, les grands principes, les raisons d'Etat, le bon sens, souvent a sens unique d'ailleurs, les grandes envolées oratoires, la démagogie, les échanges consensuels distillés par Macron comme un baume sur l'exaspération populaire. 
       Mais  est-ce que tout cela suffira? Il va falloir des réponses et surtout un changement de comportement dans l'attitude du gouvernement car cette fois, la situation est grave.
       Lorsque vous entendez que Mr.Macron interrompt son week-end de ski dans les Pyrénées et rentre à Paris suite aux saccages des Champs Elysées, pendant que d'autres battent le pavé pour obtenir une existence décente, avouez qu'il y a deux mondes qui n'ont vraiment pas les mêmes préoccupations et c'est aussi cette image-là qui devient exaspérante.

vendredi 15 mars 2019

Les incompréhensions du citoyen


Je n'arrive pas à comprendre qu'en dépit de l'unanimité constatée sur la désertification rurale, les pouvoirs publics s'obstinent à poursuivre cette politique ou tout au moins ne s'y opposent pas. On vide littéralement nos village de leur substance économique en pratiquant des concentrations absurdes qui ne se justifient pas et qui génèrent un mal vivre évident autant pour les ruraux que pour les citadins. Le 19ème siècle qui connaîtra beaucoup d'évolutions industrielles et économiques possédait cependant une homogénéité territoriale qu'on peut regretter aujourd'hui.
Aujourd'hui, cette dispersion des activités ,et donc par la force des choses, la création de ces déserts, provoquent les fermetures d'écoles, d'hôpitaux, de maternités, des suppressions de tribunaux, des services publics comme la Poste, le trésor public, tout cela au nom de la rentabilité! Comme si la vocation de ces activités publiques était de produire de la valeur ajoutée. Que ces activités-là soient déficitaires n'est pas quelque chose de souhaitable mais il faut savoir faire preuve parfois d'un certain fatalisme en se disant que nos impôts devraient précisément servir à équilibrer les budgets de la fonction publique pour un confort de proximité que nous n'avons plus. C'était le prix à payer, maintenant on continue de payer mais les services de proximité ont disparu!
Cette vision planétaire de nos Enarques me hérisse. Mon regard sur les principes économiques qui doivent régir notre Société est beaucoup plus simple, simpliste diront même certains  mais au moins il aurait le mérite d'un bon sens que nous avons complètement perdu et permettrait peut-être à chacun de vivre mieux en conformité avec ses aspirations. En effet, quoi  de plus sain et de plus naturel que de produire chez nous, selon nos besoins, d'exporter nos excédents et d'importer ce que nous ne sommes pas en mesure de produire? Je me souviens d'une époque lointaine ou des hommes politiques parlaient de vivre et travailler au pays. A cette époque-là, les problèmes de délocalisation ne se posaient pourtant pas en ces termes, mais il faut croire que déjà les hommes n'étaient pas prêts à rompre les liens avec leurs territoires, avec leurs relations, avec leurs familles pour adopter un avenir qui se profilait déjà à l'horizon.
       Mais les grands trusts, les grands patrons, ceux du CAC 40, n'ont eu cure de ces états d'âme. L'argent, leur Dieu suprême sera leur seule croyance, leur raison d'être au mépris des implications humaines qu'elle provoquera. La notion d'humanité n'existe plus parce qu' un compte en banque ne s'approvisionne pas avec de l'humanité.
          Alors on assiste à une espèce de fuite en avant pour gagner toujours plus, toujours plus vite sans même se demander la finalité de ce processus. De ce brassage d'argent émerge la puissance des nantis. En continuant à ce rythme, on pourrait même imaginer une faillite de leur condition puisqu'ils auront tari les sources avec lesquelles ils alimentent leurs profits.
             L'histoire me séduirait assez, cette histoire du serpent qui finit par se mordre la queue.. Je terminerais cette réflexion  avec ce proverbe Amérindien
qui démontre toute la stupidité du monde:

Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été pêché,
Alors on saura que l'argent ne se mange pas.

Ce proverbe magnifique de vérité résume bien la bêtise de l'homme, sa prétention, son manque d'humilité et il lui rappelle que son  compte en banque, aussi gros soit-il, ne l'empêchera pas de crever..

mercredi 28 novembre 2018

Les gilets jaunes

Ce serait sans doute une erreur de vouloir considérer le mouvement des gilets jaunes comme une révolte ciblée sur la taxation et donc l’augmentation des carburants, amputant à l’évidence le pouvoir d’achat des Français obligés d’utiliser leur voiture pour leur travail et notamment en zone rurale, là où Macron ne daigne pas porter son regard. Ce point particulier sur la hausse des carburants n’est finalement que la goutte d’essence qui fait déborder la citerne. En effet, les doléances exprimées traduisent un climat revendicatif beaucoup plus général et beaucoup plus profond. Il aura suffi d’endosser un gilet jaune pour mettre en évidence toute la désespérance d’un monde trop digne, qui, jusque-là se taisait, un monde dont la colère ne peut plus être contenue. Il est vrai que cette gouvernance devenue insupportable par son arrogance, par sa suffisance, par son mépris, par cette verticalité du pouvoir et cette ignorance du monde de la ruralité notamment sont des attitudes qui s’apparentent plus à une monarchie républicaine qu’à une véritable république démocratique. A-t-il fallu la révolution française pour aboutir presque trois siècles plus tard à ce qui n’est plus une démocratie ? Alors que Macron promettait d’assister au congrès des maires, non seulement il ne tenait pas son engagement, mais convoquait des maires triés sur le volet à l’Elysée. En dépit de cette manœuvre, certains maires partirent avant la fin de son discours. L’un d’eux à qui un journaliste demandait ses impressions, répondit : quand on veut être un Roi, on respecte au moins son exactitude sur les horaires. » Il faut dire que ces messieurs ont attendu quarante cinq minutes avant que sa majesté daigne se présenter. Faites donc l’expérience d’écouter les médias et vous constaterez que le nom de Macron est cité constamment alors que le premier ministre, muet la plupart du temps, ne décide rien en docile larbin de la politique voulue par Macron. Il s’agit là d’un détail mais suffisamment significatif pour savoir que le pouvoir actuel n’a jamais été aussi peu collégial. Même si ses postures peuvent sembler insignifiantes, elles contribuent à créer le malaise. Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner de ce mouvement à priori anodin mais qui déroute complètement nos gouvernants habituellement face à des corps constitués de la société civile et avec des revendications bien précises. Or ici, il s’agit de revendications beaucoup plus générales qui englobent, non pas un secteur d’activité, mais l’ensemble de la vie économique. Une vie économique qui devrait, selon notre Enarque, être en adéquation avec une vie écologique dont il devient urgent de tenir compte. Un équilibre à trouver qui arrange bien Macron pour ne pas entreprendre de manière trop radicale des mesures qui ne sauraient satisfaire une certaine classe de la Société. On fait ainsi plaisir à tout le monde. Car ces gens-là estiment que l’économie et l’écologie sont des entités incompatibles. A cet égard, j’entendais un journaliste spécialisé en économie, qui prétendait qu’un investissement d’un million dans le nucléaire générait cinq emplois alors que dans les énergies renouvelables le nombre d’emplois générés était de sept.

lundi 26 novembre 2018

La route encore une fois, hélas...

Encore un accident de la route à déplorer à St Florent sur Cher, c’est-à-dire le 24ième accident mortel sur les routes du Cher. Généralement on nous évoque la perte de contrôle du véhicule sans que nous sachions précisément la cause de cette perte de contrôle. Mais faut-il s’étonner de ce triste bilan quand on connaît l’état de nos routes sur le département et particulièrement sur le réseau secondaire. Mauvais revêtement, absence de matérialisation ou matérialisation non adaptée à la configuration de la route, dénivellation en rive, souvent signalée mais jamais réparée, alors qu’il s’agit là d’un facteur notoire pour perdre le contrôle de son véhicule. Voilà une situation qui dure depuis des années et qui ne s’améliore évidemment pas avec le temps. Et qu’on ne vienne pas nous parler de problème budgétaire. Les ronds-points, eux, dont la prolifération ne se justifie pas toujours, ne souffrent pas de restriction. Alors, permettez au quidam que je suis, de vous poser une question : « Que font les services départementaux ou régionaux pour mettre un terme à cette situation ? » Quand on voit rouler toute la journée des véhicules de la DDE à 20 km/heure en arborant un beau panneau lumineux « Patrouille », avouez qu’on est en droit, à titre de citoyen payant ses impôts, de poser la question et surtout, d’obtenir une réponse

dimanche 18 novembre 2018

Bonne nouvelle!

Bonne nouvelle parce que' le chasseur est seulement blessé. Une blessure occasionnée au cours d'une partie de chasse par un sanglier qui ne tenait sans doute pas à se faire tuer. La vie est un bien précieux et la terre est notre espace de vie, à nous comme aux animaux. Voilà donc un juste retour des choses !

samedi 10 novembre 2018

Eternel recommencement

La mondialisation n'est rien d'autre que l'expansion du terrain de jeu de la finance pour qu'elle s'adonne à son activité préférée, la spéculation. Ce phénomène, synonyme de délocalisation, synonyme de chômage, n'améliore évidemment pas le coût de votre vie quotidienne, mais vous apporte au contraire un peu plus de précarité, un peu plus de chômage,un peu plus d'incertitude sur l'avenir. Un phénomène qui continue de détruire un tissu social qu'autrefois on citait en modèle et que le monde nous enviait.
        Aujourd'hui, et pas seulement en France, mais dans le monde entier, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Un écart qui ne cesse d'augmenter et qui va probablement atteindre un jour le point de rupture. Les pauvres seront si pauvres qu'ils ne seront plus exploitables par les riches et que de ce fait, les riches assisteront à la stagnation de leurs richesses. Tout ceci pourrait alors se terminer tragiquement par une révolution qui aurait pour objectif une nouvelle et plus équitable répartition des richesses. Voilà un scénario assez vraisemblable. Et puis, le temps passera et le processus d'enrichissement, le vieux principe d'exploitation de l'homme par l'homme, recommencera.
        L'humanité est ainsi faite et si les révolutions mettent un coup d'arrêt momentané à cette absurdité, elles ne pourront jamais s'attaquer à la véritable cause de cette attirance irrépressible pour l'argent et le pouvoir qui en découlent.
         

dimanche 4 novembre 2018

Le Darmalin de la Macronnerie

Je viens de recevoir dans ma boîte mail un message très lénifiant sur un sujet qui a souvent tendance à irriter. Il s’agit de la taxe d’habitation à propos de laquelle digresse Gérald Darmanin. Avant d’aller plus avant dans mes propos, permettez-moi de vous faire remarquer la technique particulière de la Macronie lorsqu’on entre dans des sujets conflictuels. Lorsque vous vous plaignez en affirmant des évidences sur un sujet donné, Macron ou son gouvernement réagit toujours en vous donnant un point de vue analogue au vôtre, si bien, que désarçonné par autant de clairvoyance vous restez désarmé et sans voix. Ceci étant dit, je poursuis sur le cas qui nous intéresse. Le ministère des finances en la personne de Gérald Darmanin nous informe que 80% des ménages seront exonérés de la taxe d’habitation pour la résidence principale d’ici 2020 et qu’à terme la taxe d’habitation sur toutes les résidences principales sera supprimée. Monsieur Darmanin oublie de nous parler des résidences secondaires, monsieur Darmanin oublie de nous dire quelle date précise signifie « à terme ». Autrement dit, Monsieur Darmanin oublie beaucoup de choses. Si on veut rendre crédible les promesses de Macron il faut être « darmalin » dans ses discours n’est-ce pas ? Si dans l’immédiat 80% des ménages doivent bénéficier d’une réduction de 30% Mr. Damanin s’imagine sans doute obtenir mon assentiment pour la politique qu’il défend en m’annonçant que je fais partie de ces 80%. Même si la mesure est très contestable pour des tas de raisons trop longues à expliquer ici, j’avais cependant le sentiment d’avoir compris la mesure même si l’exonération totale qui se situait « à terme » continuait de me poser problème. Faut-il en effet rappeler qu’en matière d’impôt, il faut toujours se méfier du flou qui n’a généralement rien d’artistique ! Bref, j’éprouvais néanmoins une certaine satisfaction en pensant avoir compris la démarche présidentielle sur la taxe d’habitation. Mais hélas, voilà que les termes du dernier paragraphe de cette missive venaient anéantir mes espoirs sur mes capacités intellectuelles et mes aptitudes à comprendre les raisonnements alambiqués de nos Enarques ! Une condition susceptible d’être restrictive dans le cas de son non respect est évoquée dans ce dernier paragraphe comme si l’exonération totale de la taxe d’habitation n’était plus un droit conforme à une mesure gouvernementale mais comme une récompense… En voici les termes : « Si vous continuez de respecter les conditions de revenu fixées par la loi, votre taxe d’habitation sera réduite de 65% en 2019, puis supprimée en 2020… Mais pour cela, soyez bien sage ! Enfin, pour conclure, il est bien précisé au contribuable que je suis, qu’une augmentation de mes impôts locaux par les collectivités résidentielles pourrait anéantir la générosité Macronienne. Faut-il rappeler à Macron les réductions de dotations aux collectivités, faut-il lui rappeler la démission financière de l’Etat dans bien des domaines ? Comment les collectivités peuvent-elles alors faire devant cette politique d’abandon !? Ce transfert de responsabilité aux autorités locales relève d’une attitude sournoise et pernicieuse. Tout ceci ne glorifie pas l’image déjà bien écornée de Macron mais confirme exactement l’impression que j’avais de lui. Ce regard bleu de froideur, cette coiffure de premier de la classe, ce type-là est du genre à vous saluer en souriant et en vous écrasant la main en même temps. Imbu de sa personne, exerçant une condescendance royale à l’égard de ses sujets, son attitude détestable n’a d’égal que sa suffisance. Alors, en dépit de ses belles circulaires euphorisantes, je ne voterai pas pour lui aux prochaines présidentielles.

jeudi 6 septembre 2018

optimisme

Fort heureusement, il existe quand même des moments réconfortants dans la vie! ainsi, la semaine dernière avait lieu dans le cadre du festival du mot, une exposition sur mai 68. Hilarant souvent mais aussi affligeant. Les auteurs de ces dessins ont non seulement un réel talent mais encore un humour plein de pertinence. Il suffit parfois d'un coup de crayon pour tout exprimer. La parole ou l'écriture sont superflues. Donc hilarant dans ce sens, mais affligeant lorsqu'on s'aperçoit que rien, strictement rien n'a changé. En 50 ans, notre société n'a pas évolué d'un iota. A tel point que parfois on peut s'interroger sur la date du propos: était-ce dans le contexte de mai 68 ou dans celui de mai 2018? Nos gouvernements successifs en ont-ils raconté, ont-ils gesticulé pour nous dire à chaque fois avec des trémolos dans la voix que tout serait désormais mieux! Lorsqu'on reprend vos discours et qu'on constate les résultats, on peut franchement se dire que vous avez perdu le sens de la raison!! Faut-il s'étonner quand on constate aux élections nationales, une participation en chute libre? Vous savez monsieur Macron, il n'y a pas de quoi pavoiser et votre élection sur une participation aussi faible n'atteste en rien de l'adhésion du peuple à vos vues politiques, à vos réformes, à vos manières de considérer les citoyens. Qu'il faille des réformes, sans doute mais pas n'importe lesquelles et pas n'importe comment. Vous savez sans doute beaucoup de choses à côté du minable petit citoyen que je suis, mais sachez pourtant que les Français n'aiment pas l'autoritarisme ni les comportements qui s'apparentent à des formes de pouvoir totalitaire. C'est d'ailleurs pour cela que notre pays et son peuple sont enviés par bien des étrangers, alors, Monsieur Macron, n'abîmez pas notre pays.









vendredi 24 août 2018

Tous sur le pont

     Voilà qu'après la catastrophe de Gênes en Italie, un vent de panique souffle soudainement sous les arcades de nos ponts français.Plutôt que de se trouver confronté à un tel drame, il vaut mieux prévenir dès maintenant l'opinion publique sur une éventualité qui pourrait, hélas, devenir une réalité. Alors, subitement, on découvre, on dénonce plein de petites anomalies, en matière de sécurité, voire même des manquements concernant l'entretien de ces ouvrages, histoire de mettre sa conscience en paix et d'éviter ainsi les reproches. Je pense que l'administration qui a en charge ce genre de sujet aujourd'hui s'appelle la direction régionale des routes qui, malgré le titre ronflant, n'est rien d'autre que notre DDE et  notre service des ponts et chaussées d'autrefois. Moi, j'aimais bien cette dernière dénomination parce qu'elle avait le mérite d'être claire et explicative, sans ambiguïté. Aujourd'hui on ne sait plus trop qui fait quoi, mais quelle importance puisqu'on y fait généralement rien! Bref, tout ceci doit dépendre d'un machin qui s'appelle le ministère de l'équipement chargé également des infrastructures routières etc, etc...
    Il est vrai que si vous entretenez les ponts comme vous entretenez les routes, il y a du souci à se faire! Alors, on vous en conjure, pour une fois soyez tous sur le pont.et ne faites pas les...ponts.

samedi 2 juin 2018

Les dernières nouvelles...

On nous annonce aujourd'hui la fin du remboursement des médicaments et autres génériques anti-Alzheimer. Pour reprendre les termes exacts du journal, on estime que ces médicaments sont jugés insuffisamment efficaces et même potentiellement risqués.
Remboursés à hauteur de 15% par la sécurité sociale, à compter du 1er août prochain, cette suppression permettra une économie non négligeable. Bien que la ministre de la santé prétende que cette décision n'intervient pas pour des raisons budgétaires mais très honnêtement dans un souci de santé publique, on précise quand même qu'en 2015  le coût de ces remboursements s'élevaient à la somme de 90 millions d'euros!
      Alors madame la ministre, pourquoi ne pas supprimer tout simplement la vente de ces médicaments  si leur efficacité est douteuse et parfois même dangereuse? En voilà une mesure de santé publique sans ambiguïté et qui, pour le coup, éviterait tout danger pour les patients et toute confusion dans l'esprit du contribuable?
     Mais je pense une fois de plus que de puissants lobbys pharmaceutiques pèsent discrètement mais puissamment sur vos décisions...J'écoutais justement aujourd'hui une émission radiophonique qui nous dévoilait toutes les manipulations des lobbyistes, sans scrupules et sans état d'âme selon leur propre aveu. Des manipulations d'influence visant à faire accepter au grand public des mesures difficiles; Si bien qu'on se demande si aujourd'hui, les décisions politiques sont bien prises dans l'hémicycle!