mardi 31 mars 2009

L'outrage n'était que dans le regard

Récemment, notre omniprésident omniscient, nous gratifiait d'un discours trè lénifiant à St Quentin, ponctué par des salves d'applaudissements d'un auditoire totalement dévoué à sa cause. Les autres, ceux qui n'affichent pas la même complaisance à l'égard de la politique actuelle, se trouvaient retenus à distance respectueuse par de nombreuses forces de police.
Il faut bien que nos impôts servent à quelque chose....!
- "Vous voulez savoir ce que j'ai dit !?
- Eh bien, je vais vous le dire !"

J'ai fustigé les patrons en leur faisant une leçon de morale et en leur rappelant l'éthique sur l'honnêteté ( pour rire bien sûr, c'est quand même mon électorat, sans doute le seul qui me reste aujourd'hui). Donc, pas de décision législative concernant les patrons, mais une telle évidence dans mes propos que ceux-ci faisaient l'unanimité de mes opposants puisque tout mon discours consistait à dénoncer les abus que tout le monde condamne.Si cela, ce n'est pas de la stratégie politique alors là!
Tressautant de l'épaule, le regard parfois levé au ciel, implorant je ne sais quel Dieu, Sarko se lança dans une diatribe sur les grands patrons qui aurait ravi Besancenot !
Percevoir de grosses rémunérations quand votre société est en situation d'échec, ce n'est pas honnête,ce n'est pas responsable, disait-il. Percevoir des parachutes dorés pour récompenser un mauvais travail alors qu'on met en place dans le même temps un plan de licenciements pour virer des gens qui eux, travaillaient bien, ce n'est pas honnête, ce n'est pas responsable, poursuivait-il, et enfin, distribuer de gros dividendes aux actionnaires avec les aides de l'Etat n'est pas honnête, n'est pas responsable, concluait-il.
Qui donc en effet pourrait contester celà!?
Mais ce rappel déontologique me semble incomplet et Sarko s'est bien gardé de citer un autre exemple aussi choquant lorsqu'il décida au lendemain de son élection à la tête de l'Etat, de multiplier son salaire par 40 alors que notre pays, pas encore dans la crise, connaissait déjà des déficits abyssaux !
Est-ce bien honnête, n'est-ce pas irresponsable Monsieur le Président !?
Est-ce bien décent ce voyage au Mexique alors que la France compterait actuellement plus de 7000000 de pauvres? Non, vraiment Monsieur le Président, ce n'est pas honnête, ce n'est pas digne de votre responsabilité........

A force de souffler du vent, vous allez finir par provoquer la tempête et, finalement, quand, on vous écoute, on s'aperçoit que vous êtes plus incendiaire que pompier.

lundi 16 février 2009

Le Berry embourbé

Lorsqu'on décrète sans concertation préalable, lorsqu'on passe outre l'avis général, lorsqu'on écoute mais qu'on n' entend pas, peut-on encore parler de démocratie ? Avez-vous remarqué comme notre quotidien s'imprègne chaque jour un peu plus d'injustices intolérables où la loi du plus fort prévaut sur toutes les raisons de bon sens?
Ainsi l'arrêté préfectoral autorisant l'épandage des boues au nord de notre département est un exemple de l'autoritarisme ambiant qui règne aujourd'hui en France. Bien sûr on multipliera les déclarations apaisantes pour rassurer la population, bien sûr, on poussera même l'audace à vous expliquer les aspects positifs d'une telle mesure et pour démontrer sa bonne foi, l'instance dirigeante vous affirmera que ces opérations d'épandage feront l'objet d'un contrôle rigoureux exercé par un organisme indépendant. A noter cependant que le SIAAP autorisé à épandre ces boues devra présenter un bilan tous les deux ans auprès du conseil départemental de l'environnement...? Pour quelle raison obscure l'organisme "indépendant" chargé de faire respecter "la rigoureuse réglementation", ne présente pas lui-même ce bilan !?
Autrement dit, un schéma classique d'une procédure bien connue quand il s'agit de faire avaler n'importe quoi aux gens !
L'excellente émission " pièces à conviction" diffusée le mercredi 11 février sur les déchets nucléaires en France, est à cet égard un exemple édifiant de l'omerta politique en la matière. Ces comportements-là devraient relever des tribunaux car il faut bien savoir qu'aujourd'hui et hélas, pour longtemps encore, des gens meurent à cause de l'inconséquence de nos instances dirigeantes trop souvent silencieuses.
Enfin, et dans un autre ordre d'idée, concernant le département du Cher en particulier, on remarquera avec quelles difficultés nos politiciens locaux ont du mal à obtenir des subventions pour améliorer nos infrastructures génératrices d'emplois alors que l'importation de calamités stériles dans ce domaine telles que ces boues parisiennes ne rencontrent jamais d'opposition majeure.
Notre département serait-il un lieu qu'on s'évertuerait à désertifier pour en faire une immense poubelle ?

vendredi 9 janvier 2009

Justice sociale suite...

Toute la question est de savoir si il existe des grands patrons honnêtes?
Je précise que le qualificatif de "grand" ne doit pas être interprété au sens noble du terme mais plutôt comme le signe distinctif d'autres patrons, certes plus modestes mais autrement plus honorables qui possèdent de vraies richesses, celles du savoir, de la sagesse et du bon sens. Le grand patron tel que je le conçois n'est finalement qu'un joueur de Monopoly qui se débat dans le gigantisme économique actuel qu'il a créé et dans lequel il ne serait rien sans la masse laborieuse qui le sert. Son Dieu: l'argent;son activité: la spéculation; son but: le pouvoir. Quant aux implications humaines de ses décisions, il en ignore totalement les conséquences. Il est vrai qu'une entreprise est comme une voiture, il lui faut un pilote. Or ces patrons-là ne pilotent même pas, ils se font conduire!
Tandis que le petit patron, "petit" n'étant pas réducteur, bien au contraire, lorsqu'il pense bénéfices, il pense pérennité de son entreprise, il pense maintien de l'emploi pour un monde qu'il connaît et qu'il apprécie. Sans vouloir faire du paternalisme, il faut bien reconnaître que le petit patron n'a rien de commun avec les PDG du CAC40. D'abord son savoir dans son activité lui donne l'autorité reconnue, la crédibilité indispensable et l'écoute nécéssaire à la transmission d'un savoir. Je crois même qu'il possède un certain sens de la justice sociale parce qu'il évolue justement dans un cadre à échelle humaine où, souvent, la similitude des difficultés existentielles aide à mieux comprendre l'autre.
Ne soyez pas sceptiques, il existe encore des patrons ainsi faits, mais hélas, ils deviennent si rares que lorsqu'on en rencontre un, on a l'impression de vivre un conte de Noël!

mardi 6 janvier 2009

Justice sociale

Paraît-il que la rémunération des dirigeants de grandes entreprises françaises aurait augmenté de 6%. Paraît-il également que parmi les patrons du CAC40, certains auraient encaissé en moyenne l'équivalent de 275 fois le smic!
Et pourtant, lorsqu'une entreprise a des difficultés, ce sont bien les smicards qu'on licencie pour en faire 275 chômeurs de plus aux ASSEDIC.

Dans ces conditions, ne serait-il pas judicieux et plus économique de licencier un patron qui ne produit pas de richesses et qui, en matière de volume salarial représente l'équivalence de 275 smic ?
On aurait dans cette hypothèse 275 familles sauvées ce qui d'un point de vue économique n'est pas négligeable, d'autant que 275 familles représentent un potentiel de consommation autrement plus important que la famille d'un PDG.

vendredi 26 décembre 2008

Remerciements

En cette fin d'année, je tenais particulièrement à présenter mes voeux 2009 au célèbre inconnu se prénommant GASTON qui m'a fait l'amitié de lire mon blog et qui m'a encouragé par ses remarques pertinentes. Sincères amitiés.

Epidémie

Cette année, la France souffre de la "gastrozy", une épidémie particulièrement virulente. Quels en sont les symptômes?
Ils se manifestent par des douleurs abdominales dues essentiellement à l'anxiété des personnes atteintes. On suppose que cette anxiété est généralement observée chez les sujets qui présentent un malaise existentiel généré lui-même par l'ignorance du lendemain et l'instabilité qui en découle. Mais cette épidémie se manifeste aussi et surtout par des nausées très violentes. On présume dans les milieux médicaux qu'il s'agit là d'un phénomène de saturation environnementale provoqué par les excès médiatiques de discours prometteurs et d'images complaisantes que la crédulité de chacun n'arrive plus à assimiler! Actuellement nous n'avons hélas pas encore trouvé l'antidote de cette maladie qui, semble-t-il, atteint son paroxysme. La situation devient donc très préoccupante, d'autant plus, qu'une autre vague épidémique est déjà annoncée. Celle-ci nous arriverait du Brésil et se manifesterait de manière plus sournoise en progressant, puis en reculant successivement sans qu'on puisse l'éradiquer totalement. L'évolution de cette maladie ne manque pas d'évoquer la danse originaire de ce pays, la "Samba", un pas en avant, un pas en arrière et, finalement une fatigue excessive de la population.
Le seul remède connu à ce jour pour lutter contre ce fléau, est l'abstinence intellectuelle. Voilà donc notre préscription:
Ne plus lire les journaux
Ne plus écouter la radio
Ne plus regarder la télévision afin d'éliminer les vecteurs d'une contagion dont l'ampleur est sans précédent!

vendredi 26 septembre 2008

Liaisons dangereuses

Indépendamment des effets inflationnistes indéniables provoqués par le passage du franc à l'euro, on constate aussi l'effet très révélateur des carences grammaticales de notre société.
En effet, avez-vous remarqué la fréquence avec laquelle on omet de faire la liaison lorsqu'on parle de plusieurs centaines d'euros? On a sans doute oublié que "cent" prend un "s" lorsqu'il s'agit d'un nombre exact de fois "cent"? Ou alors on écrit "euro" avec un "h" aspiré pour s'exempter d'une liaison dont on n'avait pas à se soucier lorsqu'on parlait en franc!?
Que des gens dont la profession est précisément de s'exprimer publiquement à longueur de journée, notamment les journalistes, commettent ce genre d'erreur, m'exaspère un peu!
A moins qu'il s'agisse d'une nouvelle mode parisienne qui consisterait à défier les lois de notre langage par provocation tout simplement? Encore une forme de snobisme peut-être?