Fort heureusement, il existe quand même des moments réconfortants dans la vie! ainsi, la semaine dernière avait lieu dans le cadre du festival du mot, une exposition sur mai 68. Hilarant souvent mais aussi affligeant. Les auteurs de ces dessins ont non seulement un réel talent mais encore un humour plein de pertinence. Il suffit parfois d'un coup de crayon pour tout exprimer. La parole ou l'écriture sont superflues. Donc hilarant dans ce sens, mais affligeant lorsqu'on s'aperçoit que rien, strictement rien n'a changé. En 50 ans, notre société n'a pas évolué d'un iota. A tel point que parfois on peut s'interroger sur la date du propos: était-ce dans le contexte de mai 68 ou dans celui de mai 2018? Nos gouvernements successifs en ont-ils raconté, ont-ils gesticulé pour nous dire à chaque fois avec des trémolos dans la voix que tout serait désormais mieux! Lorsqu'on reprend vos discours et qu'on constate les résultats, on peut franchement se dire que vous avez perdu le sens de la raison!! Faut-il s'étonner quand on constate aux élections nationales, une participation en chute libre? Vous savez monsieur Macron, il n'y a pas de quoi pavoiser et votre élection sur une participation aussi faible n'atteste en rien de l'adhésion du peuple à vos vues politiques, à vos réformes, à vos manières de considérer les citoyens. Qu'il faille des réformes, sans doute mais pas n'importe lesquelles et pas n'importe comment. Vous savez sans doute beaucoup de choses à côté du minable petit citoyen que je suis, mais sachez pourtant que les Français n'aiment pas l'autoritarisme ni les comportements qui s'apparentent à des formes de pouvoir totalitaire. C'est d'ailleurs pour cela que notre pays et son peuple sont enviés par bien des étrangers, alors, Monsieur Macron, n'abîmez pas notre pays.
jeudi 6 septembre 2018
vendredi 24 août 2018
Tous sur le pont
Voilà qu'après la catastrophe de Gênes en Italie, un vent de panique souffle soudainement sous les arcades de nos ponts français.Plutôt que de se trouver confronté à un tel drame, il vaut mieux prévenir dès maintenant l'opinion publique sur une éventualité qui pourrait, hélas, devenir une réalité. Alors, subitement, on découvre, on dénonce plein de petites anomalies, en matière de sécurité, voire même des manquements concernant l'entretien de ces ouvrages, histoire de mettre sa conscience en paix et d'éviter ainsi les reproches. Je pense que l'administration qui a en charge ce genre de sujet aujourd'hui s'appelle la direction régionale des routes qui, malgré le titre ronflant, n'est rien d'autre que notre DDE et notre service des ponts et chaussées d'autrefois. Moi, j'aimais bien cette dernière dénomination parce qu'elle avait le mérite d'être claire et explicative, sans ambiguïté. Aujourd'hui on ne sait plus trop qui fait quoi, mais quelle importance puisqu'on y fait généralement rien! Bref, tout ceci doit dépendre d'un machin qui s'appelle le ministère de l'équipement chargé également des infrastructures routières etc, etc...
Il est vrai que si vous entretenez les ponts comme vous entretenez les routes, il y a du souci à se faire! Alors, on vous en conjure, pour une fois soyez tous sur le pont.et ne faites pas les...ponts.
Il est vrai que si vous entretenez les ponts comme vous entretenez les routes, il y a du souci à se faire! Alors, on vous en conjure, pour une fois soyez tous sur le pont.et ne faites pas les...ponts.
samedi 2 juin 2018
Les dernières nouvelles...
On nous annonce aujourd'hui la fin du remboursement des médicaments et autres génériques anti-Alzheimer. Pour reprendre les termes exacts du journal, on estime que ces médicaments sont jugés insuffisamment efficaces et même potentiellement risqués.
Remboursés à hauteur de 15% par la sécurité sociale, à compter du 1er août prochain, cette suppression permettra une économie non négligeable. Bien que la ministre de la santé prétende que cette décision n'intervient pas pour des raisons budgétaires mais très honnêtement dans un souci de santé publique, on précise quand même qu'en 2015 le coût de ces remboursements s'élevaient à la somme de 90 millions d'euros!
Alors madame la ministre, pourquoi ne pas supprimer tout simplement la vente de ces médicaments si leur efficacité est douteuse et parfois même dangereuse? En voilà une mesure de santé publique sans ambiguïté et qui, pour le coup, éviterait tout danger pour les patients et toute confusion dans l'esprit du contribuable?
Mais je pense une fois de plus que de puissants lobbys pharmaceutiques pèsent discrètement mais puissamment sur vos décisions...J'écoutais justement aujourd'hui une émission radiophonique qui nous dévoilait toutes les manipulations des lobbyistes, sans scrupules et sans état d'âme selon leur propre aveu. Des manipulations d'influence visant à faire accepter au grand public des mesures difficiles; Si bien qu'on se demande si aujourd'hui, les décisions politiques sont bien prises dans l'hémicycle!
vendredi 1 juin 2018
Les Agricul..tueurs
Invité ce matin 29 mai 2018 par Léa Salamé et Nicolas Demorand, le député européen Yannick Jadot exprimait toute sa déception et toute son inquiétude sur le comportement de l'assemblée nationale au sujet du glyphosate et de la catastrophe que ce produit engendre sur la santé, sur les insectes, sur notre environnement, bref sur la biodiversité.Il faut croire que les lobbys comme Monsanto, la malbouffe, la grande distribution ou la FNSEA, ont plus d'importance aux yeux de sa majesté Macron, que les problèmes de santé publique.
Alors que l'utilisation des pesticides est unanimement reconnue comme une activité cancérigène, alors qu'on sait aujourd'hui que 80% des insectes ont déjà disparu de notre planète en seulement 30 ans, alors qu'on recense quotidiennement des cancers affectant les agriculteurs et notamment ceux utilisateurs de ces produits, alors que les abeilles meurent à une telle cadence que bientôt la pollinisation ne sera plus assurée, le ministre de l'agriculture qui tient à son poste, considère ces craintes comme non fondées avec une inconséquence mais aussi une ignorance inimaginables! Et tout cela avec la bénédiction de la FNSEA qu'il ne faut surtout pas contrarier et qui se préoccupe davantage du productivisme et de ses profits au mépris de la santé des consommateurs. Il serait quand même grand temps d'arrêter l'hypocrisie et de dire à ces distributeurs de mort que les consommateurs ont vraiment marre, non seulement de se faire empoisonner mais de vivre dans un environnement dévasté. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien nourrir le monde en manière d'excuse surtout quand on sait qu'une moitié crève de faim! Nourrir le monde certes, mais pas le tuer!!
Dans ce monde-là comme dans bien d'autres, il y a les bons et les mauvais et comme toujours les plus mauvais sont souvent les plus forts. Les inégalités existent aussi dans cette catégorie socioprofessionnelle. Les agri-cultueurs perçoivent des aides publiques pour neuf milliard chaque année, alors qu'ils arrêtent de gémir. Parce que les paysans honnêtes, ceux qui ne disent jamais rien, ceux qui aiment leur travail et qui essaient de le faire bien avec le souci d'en vivre et de produire de la qualité,, ceux-là ne touchent que des miettes. Eux souffrent réellement et désespèrent devant l'injustice qui leur est faite et l'indifférence qu'on leur témoigne. Surtout, ne faites pas l'amalgame et ne confondez pas ces petits paysans avec les gros agricul-tueurs beaucerons qui s'apparentent bien davantage à des industriels qu'à des travailleurs de la terre. Ceux-là ne se posent pas de question sur les méfaits des pesticides, sans scrupule, ils visent le profit, indifférents à l'éthique de leur activité. A ce propos d'ailleurs, je les appelle des agricul'tueurs plutôt que des agriculteurs, d'où l'intitulé de mon propos. Je pense que l'ajout d'une voyelle rétablit une triste réalité...
En écoutant Léa Salamé et Nicolas Demorand interviewé Yannick Jadot, je fulminais devant la médiocrité affligeante et hélas, habituelle, de ces personnages qui se targuent d'être journalistes. Comme d'habitude, ils posent les questions sans attendre les réponses, toujours à la recherche d'une possible polémique et toujours préoccupés par le temps qui passe. Sur ce sujet précis, on avait l'impression qu'eux-mêmes, non pas en qualité de journalistes mais simplement en tant qu'individus, devant un sujet aussi grave, ne se sentaient pas concernés. Comme généralement avec les invités peu favorables au gouvernement, ils restèrent très dubitatifs sur les propos alarmistes de Yannick Jadot, alors qu'ils exprimèrent bien des complaisances et des tolérances à l'égard de la politique actuelle. Si Macron met en place des réformes qui l'arrangent, il néglige bien volontiers celles, cependant urgentes, sur l'écologie et notre cadre de vie avec la bénédiction des médias.
Oui, décidément, il y a des matins comme cela où le monde vous semble tellement stupide, tellement indifférent, qu'on ne souhaite qu'une chose, éteindre la radio.
Alors que l'utilisation des pesticides est unanimement reconnue comme une activité cancérigène, alors qu'on sait aujourd'hui que 80% des insectes ont déjà disparu de notre planète en seulement 30 ans, alors qu'on recense quotidiennement des cancers affectant les agriculteurs et notamment ceux utilisateurs de ces produits, alors que les abeilles meurent à une telle cadence que bientôt la pollinisation ne sera plus assurée, le ministre de l'agriculture qui tient à son poste, considère ces craintes comme non fondées avec une inconséquence mais aussi une ignorance inimaginables! Et tout cela avec la bénédiction de la FNSEA qu'il ne faut surtout pas contrarier et qui se préoccupe davantage du productivisme et de ses profits au mépris de la santé des consommateurs. Il serait quand même grand temps d'arrêter l'hypocrisie et de dire à ces distributeurs de mort que les consommateurs ont vraiment marre, non seulement de se faire empoisonner mais de vivre dans un environnement dévasté. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien nourrir le monde en manière d'excuse surtout quand on sait qu'une moitié crève de faim! Nourrir le monde certes, mais pas le tuer!!
Dans ce monde-là comme dans bien d'autres, il y a les bons et les mauvais et comme toujours les plus mauvais sont souvent les plus forts. Les inégalités existent aussi dans cette catégorie socioprofessionnelle. Les agri-cultueurs perçoivent des aides publiques pour neuf milliard chaque année, alors qu'ils arrêtent de gémir. Parce que les paysans honnêtes, ceux qui ne disent jamais rien, ceux qui aiment leur travail et qui essaient de le faire bien avec le souci d'en vivre et de produire de la qualité,, ceux-là ne touchent que des miettes. Eux souffrent réellement et désespèrent devant l'injustice qui leur est faite et l'indifférence qu'on leur témoigne. Surtout, ne faites pas l'amalgame et ne confondez pas ces petits paysans avec les gros agricul-tueurs beaucerons qui s'apparentent bien davantage à des industriels qu'à des travailleurs de la terre. Ceux-là ne se posent pas de question sur les méfaits des pesticides, sans scrupule, ils visent le profit, indifférents à l'éthique de leur activité. A ce propos d'ailleurs, je les appelle des agricul'tueurs plutôt que des agriculteurs, d'où l'intitulé de mon propos. Je pense que l'ajout d'une voyelle rétablit une triste réalité...
En écoutant Léa Salamé et Nicolas Demorand interviewé Yannick Jadot, je fulminais devant la médiocrité affligeante et hélas, habituelle, de ces personnages qui se targuent d'être journalistes. Comme d'habitude, ils posent les questions sans attendre les réponses, toujours à la recherche d'une possible polémique et toujours préoccupés par le temps qui passe. Sur ce sujet précis, on avait l'impression qu'eux-mêmes, non pas en qualité de journalistes mais simplement en tant qu'individus, devant un sujet aussi grave, ne se sentaient pas concernés. Comme généralement avec les invités peu favorables au gouvernement, ils restèrent très dubitatifs sur les propos alarmistes de Yannick Jadot, alors qu'ils exprimèrent bien des complaisances et des tolérances à l'égard de la politique actuelle. Si Macron met en place des réformes qui l'arrangent, il néglige bien volontiers celles, cependant urgentes, sur l'écologie et notre cadre de vie avec la bénédiction des médias.
Oui, décidément, il y a des matins comme cela où le monde vous semble tellement stupide, tellement indifférent, qu'on ne souhaite qu'une chose, éteindre la radio.
mercredi 16 mai 2018
La honte israëlienne
Comment aurait-on pu imaginer que les victimes d'hier deviennent les bourreaux d'aujourd'hui. Ce qui vient de se passer en Israël n'est rien d'autre qu'un assassinat, un de plus commis sur le peuple palestinien. Les femmes, les enfants, les civils tirés comme des lapins, c'est tout simplement la honte d'Israël, c'est un crime, c'est l'accusation que devrait porter la communauté internationale à l'égard de Benyamin Netanyahou. Comme il est déplorable de constater que les religions, qu'on le veuille ou non, sont depuis la nuit des temps vecteurs d'atrocités . Même si en apparence on invoque des stratégies économiques, des arguments géopolitiques, le fondement originel des conflits demeure quand même toujours les religions.
Pour l'heure, on dénombre plus de cinquante morts chez les Palestiniens alors que chez les Israéliens, aucune victime n'est à déplorer. Contrairement à ce qu'affirment les diplomates israéliens sur le sujet, on peut se demander, dans ces conditions, de quel côté sont les fusils! Israël est dirigé par la droite la plus détestable qui soit et je n'arrive toujours pas pour ma part à comprendre l'impunité totale dont ce pays bénéficie. L'holocauste ne peut pas tout excuser. Quelles sont donc les raisons de cette inertie
alors qu'on s'émeut parfois pour bien moins que cela? Comment peut-on endurer cette colonisation autoritaire des terres palestiniennes, comment peut-on tolérer qu'un médecin norvégien soit interdit à vie de séjour dans la bande de Gaza occupée par les forces israéliennes? Au nom de quelle légitimité Israël s'arroge de tels droits?
Qu'attend-on pour fermer toutes les ambassades israéliennes et renvoyer les diplomates chez eux en signe de protestation, qu'attend-on pour boycotter les produits israéliens, qu'attend-on pour faire un blocus économique ?
dimanche 13 mai 2018
"Rien n'est fait mais tout est quasiment certain..."
Après avoir judicieusement préparé l'opinion à l'annonce d'un stockage de déchets nucléaires hautement radioactifs à Belleville, voilà qu'aujourd'hui, Nicolas Hulot, ministre de l'environnement, prétend que rien n'est encore arrêté par EDF sur le choix du site.
A défaut d'arrêter un choix, commencez donc par arrêter les centrales nucléaires et d'une manière plus générale, d'arrêter de prendre les citoyens pour des billes Mr. Hulot. Macron a trouvé la solution. Votre personnalité et votre renommée dans la société française auraient pu gêner un gouvernement qui n'a pas trop la fibre écologique, alors la meilleure façon de désamorcer ce danger c'était bien de vous proposer le poste au sein du gouvernement. Une manœuvre idéale pour édulcorer vos propos sur l'écologie et ses impacts économiques. Bref, vous êtes comme les autres, plus sensibles à l'argent qu'à la pureté des belles idées et comme les autres, vos convictions n'y résistent pas. De ce point de vue, il n'y a pas de surprise mais ce qui est exaspérant, c'est cette hypocrisie dans le discours, cette propension à vouloir nous laisser imaginer des hypothèses sur le sujet du nucléaire alors que vous savez depuis longtemps et de manière certaine que ces déchets seront bien entreposés à Belleville, près de la Loire, près des vignobles. Vous savez, la médiocrité de la morale politique nous a appris depuis fort longtemps à ne plus être des naïfs.
Simple comme un clic d'ordinateur
Le ministre "d'en marche" défend la réforme sur le prélèvement à la source qui aura lieu à compter du 01/01/2019. Après avoir lu l'article à ce sujet dans le journal local, je trouve que ce "Monsieur réponse à tout", globalise et simplifie à l'extrême cette réforme au point de l'expliquer comme un progrès d'une merveilleuse évidence. Après quelques énumérations de statistiques, après quelques estimations fondées sans doute sur de savantes approximations à la manière péremptoire du spécialiste de ces hautes sphères de technicité, tout est dit, rien ne souffre l'objection, circulez il n'y a rien à voir! Cependant, Monsieur Darmarin est bien moins précis dans le détail et il ne nous explique pas comment la régularisation se fera entre la réalité de l'impôt dû et la totalité des prélèvements effectués à la source. Il n'explique pas davantage comment et quand seront modifiés les taux de prélèvement pour des salariés ou des retraités dont les revenus changent en cours d'année. Il n'explique pas non plus comment sont déterminés ces taux de prélèvement. Alors qu'aujourd'hui nous vivons dans un monde de précarité où du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver sans emploi, où la situation de votre foyer fiscal est fréquemment remise en cause, comment va se dérouler la procédure face à ces aléas? Une mouvance à laquelle il faudra être très attentif pour cerner la réalité au plus près et obtenir une corrélation entre le prélèvement à la source et la réalité de l'impôt.
Outre cette remarque, je trouve Mr; Darmarin bien léger à l'égard des employeurs et des organismes payeurs qui, eux, ne verrons sûrement pas la prétendue facilité du même œil. Je pense en effet, que cette mesure va accroître le travail administratif des entreprises et nécessiter un personnel supplémentaire. Encore une façon de décharger l'Etat de ses responsabilités et d'effectuer un transfert de charges vers le privé. On s'aperçoit au cours du temps que Macron démolit progressivement toutes les structures de notre vie sociale en les modifiant sans les changer fondamentalement. Je veux dire qu'en somme, il n'apporte rien à la société, sinon le fait de désengager l'Etat de ses fonctions. On peut aussi considérer que ce désengagement est une atteinte à notre démocratie et à la justice. Alors, en finalité, quoi de neuf Mr. le président, en dehors de vos discours démagogiques?
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