dimanche 18 novembre 2018

Bonne nouvelle!

Bonne nouvelle parce que' le chasseur est seulement blessé. Une blessure occasionnée au cours d'une partie de chasse par un sanglier qui ne tenait sans doute pas à se faire tuer. La vie est un bien précieux et la terre est notre espace de vie, à nous comme aux animaux. Voilà donc un juste retour des choses !

samedi 10 novembre 2018

Eternel recommencement

La mondialisation n'est rien d'autre que l'expansion du terrain de jeu de la finance pour qu'elle s'adonne à son activité préférée, la spéculation. Ce phénomène, synonyme de délocalisation, synonyme de chômage, n'améliore évidemment pas le coût de votre vie quotidienne, mais vous apporte au contraire un peu plus de précarité, un peu plus de chômage,un peu plus d'incertitude sur l'avenir. Un phénomène qui continue de détruire un tissu social qu'autrefois on citait en modèle et que le monde nous enviait.
        Aujourd'hui, et pas seulement en France, mais dans le monde entier, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Un écart qui ne cesse d'augmenter et qui va probablement atteindre un jour le point de rupture. Les pauvres seront si pauvres qu'ils ne seront plus exploitables par les riches et que de ce fait, les riches assisteront à la stagnation de leurs richesses. Tout ceci pourrait alors se terminer tragiquement par une révolution qui aurait pour objectif une nouvelle et plus équitable répartition des richesses. Voilà un scénario assez vraisemblable. Et puis, le temps passera et le processus d'enrichissement, le vieux principe d'exploitation de l'homme par l'homme, recommencera.
        L'humanité est ainsi faite et si les révolutions mettent un coup d'arrêt momentané à cette absurdité, elles ne pourront jamais s'attaquer à la véritable cause de cette attirance irrépressible pour l'argent et le pouvoir qui en découlent.
         

dimanche 4 novembre 2018

Le Darmalin de la Macronnerie

Je viens de recevoir dans ma boîte mail un message très lénifiant sur un sujet qui a souvent tendance à irriter. Il s’agit de la taxe d’habitation à propos de laquelle digresse Gérald Darmanin. Avant d’aller plus avant dans mes propos, permettez-moi de vous faire remarquer la technique particulière de la Macronie lorsqu’on entre dans des sujets conflictuels. Lorsque vous vous plaignez en affirmant des évidences sur un sujet donné, Macron ou son gouvernement réagit toujours en vous donnant un point de vue analogue au vôtre, si bien, que désarçonné par autant de clairvoyance vous restez désarmé et sans voix. Ceci étant dit, je poursuis sur le cas qui nous intéresse. Le ministère des finances en la personne de Gérald Darmanin nous informe que 80% des ménages seront exonérés de la taxe d’habitation pour la résidence principale d’ici 2020 et qu’à terme la taxe d’habitation sur toutes les résidences principales sera supprimée. Monsieur Darmanin oublie de nous parler des résidences secondaires, monsieur Darmanin oublie de nous dire quelle date précise signifie « à terme ». Autrement dit, Monsieur Darmanin oublie beaucoup de choses. Si on veut rendre crédible les promesses de Macron il faut être « darmalin » dans ses discours n’est-ce pas ? Si dans l’immédiat 80% des ménages doivent bénéficier d’une réduction de 30% Mr. Damanin s’imagine sans doute obtenir mon assentiment pour la politique qu’il défend en m’annonçant que je fais partie de ces 80%. Même si la mesure est très contestable pour des tas de raisons trop longues à expliquer ici, j’avais cependant le sentiment d’avoir compris la mesure même si l’exonération totale qui se situait « à terme » continuait de me poser problème. Faut-il en effet rappeler qu’en matière d’impôt, il faut toujours se méfier du flou qui n’a généralement rien d’artistique ! Bref, j’éprouvais néanmoins une certaine satisfaction en pensant avoir compris la démarche présidentielle sur la taxe d’habitation. Mais hélas, voilà que les termes du dernier paragraphe de cette missive venaient anéantir mes espoirs sur mes capacités intellectuelles et mes aptitudes à comprendre les raisonnements alambiqués de nos Enarques ! Une condition susceptible d’être restrictive dans le cas de son non respect est évoquée dans ce dernier paragraphe comme si l’exonération totale de la taxe d’habitation n’était plus un droit conforme à une mesure gouvernementale mais comme une récompense… En voici les termes : « Si vous continuez de respecter les conditions de revenu fixées par la loi, votre taxe d’habitation sera réduite de 65% en 2019, puis supprimée en 2020… Mais pour cela, soyez bien sage ! Enfin, pour conclure, il est bien précisé au contribuable que je suis, qu’une augmentation de mes impôts locaux par les collectivités résidentielles pourrait anéantir la générosité Macronienne. Faut-il rappeler à Macron les réductions de dotations aux collectivités, faut-il lui rappeler la démission financière de l’Etat dans bien des domaines ? Comment les collectivités peuvent-elles alors faire devant cette politique d’abandon !? Ce transfert de responsabilité aux autorités locales relève d’une attitude sournoise et pernicieuse. Tout ceci ne glorifie pas l’image déjà bien écornée de Macron mais confirme exactement l’impression que j’avais de lui. Ce regard bleu de froideur, cette coiffure de premier de la classe, ce type-là est du genre à vous saluer en souriant et en vous écrasant la main en même temps. Imbu de sa personne, exerçant une condescendance royale à l’égard de ses sujets, son attitude détestable n’a d’égal que sa suffisance. Alors, en dépit de ses belles circulaires euphorisantes, je ne voterai pas pour lui aux prochaines présidentielles.

jeudi 6 septembre 2018

optimisme

Fort heureusement, il existe quand même des moments réconfortants dans la vie! ainsi, la semaine dernière avait lieu dans le cadre du festival du mot, une exposition sur mai 68. Hilarant souvent mais aussi affligeant. Les auteurs de ces dessins ont non seulement un réel talent mais encore un humour plein de pertinence. Il suffit parfois d'un coup de crayon pour tout exprimer. La parole ou l'écriture sont superflues. Donc hilarant dans ce sens, mais affligeant lorsqu'on s'aperçoit que rien, strictement rien n'a changé. En 50 ans, notre société n'a pas évolué d'un iota. A tel point que parfois on peut s'interroger sur la date du propos: était-ce dans le contexte de mai 68 ou dans celui de mai 2018? Nos gouvernements successifs en ont-ils raconté, ont-ils gesticulé pour nous dire à chaque fois avec des trémolos dans la voix que tout serait désormais mieux! Lorsqu'on reprend vos discours et qu'on constate les résultats, on peut franchement se dire que vous avez perdu le sens de la raison!! Faut-il s'étonner quand on constate aux élections nationales, une participation en chute libre? Vous savez monsieur Macron, il n'y a pas de quoi pavoiser et votre élection sur une participation aussi faible n'atteste en rien de l'adhésion du peuple à vos vues politiques, à vos réformes, à vos manières de considérer les citoyens. Qu'il faille des réformes, sans doute mais pas n'importe lesquelles et pas n'importe comment. Vous savez sans doute beaucoup de choses à côté du minable petit citoyen que je suis, mais sachez pourtant que les Français n'aiment pas l'autoritarisme ni les comportements qui s'apparentent à des formes de pouvoir totalitaire. C'est d'ailleurs pour cela que notre pays et son peuple sont enviés par bien des étrangers, alors, Monsieur Macron, n'abîmez pas notre pays.









vendredi 24 août 2018

Tous sur le pont

     Voilà qu'après la catastrophe de Gênes en Italie, un vent de panique souffle soudainement sous les arcades de nos ponts français.Plutôt que de se trouver confronté à un tel drame, il vaut mieux prévenir dès maintenant l'opinion publique sur une éventualité qui pourrait, hélas, devenir une réalité. Alors, subitement, on découvre, on dénonce plein de petites anomalies, en matière de sécurité, voire même des manquements concernant l'entretien de ces ouvrages, histoire de mettre sa conscience en paix et d'éviter ainsi les reproches. Je pense que l'administration qui a en charge ce genre de sujet aujourd'hui s'appelle la direction régionale des routes qui, malgré le titre ronflant, n'est rien d'autre que notre DDE et  notre service des ponts et chaussées d'autrefois. Moi, j'aimais bien cette dernière dénomination parce qu'elle avait le mérite d'être claire et explicative, sans ambiguïté. Aujourd'hui on ne sait plus trop qui fait quoi, mais quelle importance puisqu'on y fait généralement rien! Bref, tout ceci doit dépendre d'un machin qui s'appelle le ministère de l'équipement chargé également des infrastructures routières etc, etc...
    Il est vrai que si vous entretenez les ponts comme vous entretenez les routes, il y a du souci à se faire! Alors, on vous en conjure, pour une fois soyez tous sur le pont.et ne faites pas les...ponts.

samedi 2 juin 2018

Les dernières nouvelles...

On nous annonce aujourd'hui la fin du remboursement des médicaments et autres génériques anti-Alzheimer. Pour reprendre les termes exacts du journal, on estime que ces médicaments sont jugés insuffisamment efficaces et même potentiellement risqués.
Remboursés à hauteur de 15% par la sécurité sociale, à compter du 1er août prochain, cette suppression permettra une économie non négligeable. Bien que la ministre de la santé prétende que cette décision n'intervient pas pour des raisons budgétaires mais très honnêtement dans un souci de santé publique, on précise quand même qu'en 2015  le coût de ces remboursements s'élevaient à la somme de 90 millions d'euros!
      Alors madame la ministre, pourquoi ne pas supprimer tout simplement la vente de ces médicaments  si leur efficacité est douteuse et parfois même dangereuse? En voilà une mesure de santé publique sans ambiguïté et qui, pour le coup, éviterait tout danger pour les patients et toute confusion dans l'esprit du contribuable?
     Mais je pense une fois de plus que de puissants lobbys pharmaceutiques pèsent discrètement mais puissamment sur vos décisions...J'écoutais justement aujourd'hui une émission radiophonique qui nous dévoilait toutes les manipulations des lobbyistes, sans scrupules et sans état d'âme selon leur propre aveu. Des manipulations d'influence visant à faire accepter au grand public des mesures difficiles; Si bien qu'on se demande si aujourd'hui, les décisions politiques sont bien prises dans l'hémicycle!
 

vendredi 1 juin 2018

Les Agricul..tueurs

Invité ce matin 29 mai 2018 par Léa Salamé et Nicolas Demorand, le député européen Yannick Jadot exprimait toute sa déception et toute son inquiétude sur le comportement de l'assemblée nationale au sujet du glyphosate et de la catastrophe que ce produit engendre sur la santé, sur les insectes, sur notre environnement, bref sur la biodiversité.Il faut croire que les lobbys comme Monsanto, la malbouffe, la grande distribution ou la FNSEA, ont plus d'importance aux yeux de sa majesté Macron, que les problèmes de santé publique.
     Alors que l'utilisation des pesticides est unanimement reconnue comme une activité cancérigène, alors qu'on sait aujourd'hui que 80% des insectes ont déjà disparu de notre planète en seulement 30 ans, alors qu'on recense quotidiennement des cancers affectant les agriculteurs et notamment ceux utilisateurs de ces produits, alors que les abeilles meurent à une telle cadence que bientôt la pollinisation ne sera plus assurée, le ministre de l'agriculture qui tient à son poste, considère ces craintes comme non fondées avec une inconséquence mais aussi une ignorance inimaginables! Et tout cela avec la bénédiction de la FNSEA qu'il ne faut surtout pas contrarier et qui se préoccupe davantage du productivisme et de ses profits au mépris de la santé des consommateurs. Il serait quand même grand temps d'arrêter l'hypocrisie et de dire à ces distributeurs de mort que les consommateurs ont vraiment marre, non seulement de se faire empoisonner mais de vivre dans un environnement dévasté. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien nourrir le monde en manière d'excuse surtout quand on sait qu'une moitié crève de faim! Nourrir le monde certes, mais pas le tuer!!
     Dans ce monde-là comme dans bien d'autres, il y a les bons et les mauvais et comme toujours les plus mauvais sont souvent les plus forts. Les inégalités existent aussi dans cette catégorie socioprofessionnelle. Les agri-cultueurs perçoivent des aides publiques pour neuf milliard chaque année, alors qu'ils arrêtent de gémir. Parce que les paysans honnêtes, ceux qui ne disent jamais rien, ceux qui aiment leur travail et qui essaient de le faire bien avec le souci d'en vivre et de produire de la qualité,, ceux-là ne touchent que des miettes. Eux souffrent réellement et désespèrent devant l'injustice qui leur est faite et l'indifférence qu'on leur témoigne. Surtout, ne faites pas l'amalgame et ne confondez pas ces petits paysans avec les gros agricul-tueurs beaucerons qui s'apparentent bien davantage à des industriels qu'à des travailleurs de la terre. Ceux-là ne se posent pas de question sur les méfaits des pesticides, sans scrupule, ils visent le profit, indifférents à l'éthique de leur activité. A ce propos d'ailleurs, je les appelle des agricul'tueurs plutôt que des agriculteurs, d'où l'intitulé de mon propos. Je pense que l'ajout d'une voyelle rétablit une triste réalité...
     En écoutant Léa Salamé et Nicolas Demorand interviewé Yannick Jadot, je fulminais devant la médiocrité affligeante et hélas, habituelle, de ces personnages qui se targuent d'être journalistes. Comme d'habitude, ils posent les questions sans attendre les réponses, toujours à la recherche d'une possible polémique et toujours préoccupés par le temps qui passe. Sur ce sujet précis, on avait l'impression qu'eux-mêmes, non pas en qualité de journalistes mais simplement en tant qu'individus, devant un sujet aussi grave, ne se sentaient pas concernés. Comme généralement avec les invités  peu favorables au gouvernement, ils restèrent très dubitatifs sur les propos alarmistes de Yannick Jadot, alors qu'ils exprimèrent bien des complaisances et des tolérances à l'égard de la politique  actuelle. Si Macron met en place des réformes qui l'arrangent, il néglige bien volontiers celles, cependant urgentes, sur l'écologie et notre cadre de vie avec la bénédiction des médias.
     Oui, décidément, il y a des matins comme cela où le monde vous semble tellement stupide, tellement indifférent, qu'on ne souhaite  qu'une chose, éteindre la radio.