samedi 24 septembre 2011

la crise

Voilà des semaines que les médias nous abreuvent de nouvelles alarmantes sur la crise financière et sur le spectre de la récession, pour reprendre leurs termes. Pour la circonstance,on fait venir à l'antenne d'éminents spécialistes en la matière qui digressent beaucoup sur l'Europe, sur les Etats-Unis et sur notre incapacité à mettre  fin à cette angoisse.
    Mais quelle est donc cette virtualité à laquelle je m'efforce pourtant de comprendre quelque chose ?
Il s'agit sans doute d'un jeu malsain auquel je ne suis peut-être pas le seul à n'y rien comprendre?
Il se trouve en effet que mes raisonnements à ce sujet sont beaucoup moins sophistiqués, je dirais même très simplistes. Déjà, la question qui me vient immédiatement à l'esprit lorsqu'on me parle de cette crise, est de savoir par qui et par quoi elle est provoquée. La démarche me semble en effet logique car si on connaît la réponse à cette question alors on connaît du même coup la cause de la crise et le moyen de l'éradiquer? 
    Pour sans doute frapper les esprits davantage, on nous annonce des déficits abyssaux qui se chiffreraient en centaine de milliards au point que 25 vies ne suffiraient pas, pour la majorité des Français, à imaginer l'ampleur du désastre!! Alors dans quel but cette saturation d'informations qui, finalement, n'en sont plus vraiment puisque cette énormité n'est même plus palpable, si j'ose dire. 
Et puis, je me pose une seconde question: " Que va changer cette crise pour les 8millions de Français
qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, que va changer cette crise pour  les chômeurs qui, eux, la connaissent déjà depuis longtemps en se demandant  si demain ils pourront manger, si demain ils devront encore coucher sur le trottoir allongés sur un carton". La voilà la réalité de la crise dont on s'émeut guère et dont les médias pourraient parler plutôt que de nous diffuser l'état du CAC 40.
    Je sais bien que les spécialistes  argueront que les mécanismes financiers sont bien plus compliqués que cette caricature et que des imbrications multiples pèsent sur l'économie nationale et même locale.
Soit, mais ces circonvolutions oratoires, comme ma caricature, aboutissent au même constat.
Ce n'est pas la richesse du monde qui change, c'est sa répartition qui est en cause. 

jeudi 22 septembre 2011

Une seule valeur: LE FRIC !!



La journée se passe rarement sans qu'un coup de téléphone vienne interrompre votre occupation du moment. Il s'agit généralement de publicité pour du vin ou d'une prétendue démarche pour améliorer votre existence, notamment en matière d'énergie. Afin d'aguicher le client on vous annonce d'emblée le cadeau exceptionnel ou l'économie à laquelle vous n'aviez jamais pensé et qu'un spécialiste de passage dans votre commune va vous démontrer magistralement. Tout récemment et à l'instant même où j'écris ce blog, j'ai eu au téléphone " EDF ciel bleu" ou quelque chose de ce genre qui, plein de sollicitude, mais suffisamment péremptoire, m'annonçait le passage d'un de ses spécialistes. Cette démarche était ciblée sur les gens de moins de 70 ans, au-delà, j'imagine que les intérêts commerciaux sont considérés comme inexistants....! Faisant savoir à mon interlocuteur que je ne rentrais pas dans le cadre de sa prospection, sa sollicitude du début disparut radicalement pour laisser place à une goujaterie sans nom et j'entendis le bruit caractéristique du téléphone qu'on raccroche sèchement sans le préalable le plus élémentaire qui consisterait à dire "au revoir" !Voilà donc les procédés commerciaux actuels et ce serait à peine caricaturer que de synthétiser cette démarche de la manière suivante:- Avez-vous du fric ?-Oui?- Alors vous m'intéressez- Non?- Alors je raccroche !

vendredi 26 août 2011

Les origines


En dépit des absences, en dépit des éloignements consentis ou forcés, on revient toujours à ses racines. Nos origines nous situent dans le temps et dans l'espace. Nous ne manquons d'ailleurs jamais l'occasion de les revendiquer pour, sans doute, affirmer nos différences. Le déracinement demeure aujourd'hui une forme de destruction de la société et réduit l'homme à un objet numéroté.

Un vieux pigeonnier, symbole de mon propos

mercredi 29 juin 2011

Liberté chérie

Aujourd'hui 29 juin 2011, après 468 jours de détention, Hervé Ghequière et Stéphane Taponier sont enfin libérés . Aujourd'hui 29 juin 2011 est vraiment une très belle journée !

mercredi 16 mars 2011

Le nô nucléaire


A propos des évènements nucléaires au Japon, chacun y va de son discours et pourtant, le silence serait parfois bien préférable...!
Surtout lorsque Ségolène Royal, de gauche, déclare que les écologistes font preuve d'indécence à ce sujet alors que Xavier Bertrand, de droite, parle d'opportunisme et que Eric Besson, de gauche puis de droite et finalement de nulle part, affirmait hier sur un ton péremptoire, qu'en aucun cas on pouvait parler de catastrophe, mais simplement d'accident nucléaire ! En voilà un qui a le sens de l'euphémisme . Finalement on s'aperçoit vite que ces gens-là sont aussi crédibles dans leur perception des évènements et du drame nucléaire que vivent aujourd'hui les Japonais, que dans leurs discours politiques !
Depuis cinquante ans, les écologistes n'ont cessé de dire leur crainte sur le nucléaire. Cependant, on les traite encore d'utopistes. Je me souviens, lorsque j'étais jeune, c'est-à-dire il y a fort longtemps, un individu corpulent, favorable aveuglément au nucléaire, m'avait lancé : " Vous les écolos, je voudrais vous faire défiler avec une bougie dans le cul !". Ce à quoi, j'avais répondu: " et vous messieurs les pro nucléaires , c'est avec un réacteur au même endroit que je voudrais vous voir défiler. Quant à vous, monsieur, l'ampleur de votre fessier pourrait aisément recevoir une centrale entière!".
Depuis, il y a eu Tchernobyl et avant celà, Three mile island. Aujourd'hui,le le Japon, une réalité qui se déroule sous nos yeux et pour laquelle nous ne pouvons rien maîtriser. C'est l'aspect le plus dramatique de ne rien pouvoir maîtriser qui contribue d'ailleurs à ridiculiser toutes les déclarations des hommes politiques et des experts en la matière qui ne font que constater sans pouvoir apporter de solution. Rien ni personne ne peut mettre fin à ce terrible processus et ceci nous fait mesurer à quel point le nucléaire est dangereux.
Et pourtant, alors que ce drame se déroule sous nos yeux, que nous assistons peut-être au commencement de la destruction de l'espèce humaine, un responsable d'Areva déclarait sous forme de question:" Est-ce que la société veut rester civilisée et vivre dans le progrès...?"
Voilà un argument de taille, parce que selon ce personnage, le monde aurait attendu l'apparition du nucléaire pour être civilisé...!? Quant à vivre dans le progrès, proposons donc au monde de vivre, tout simplement, ce qui ne serait déjà pas si mal. Le monde existait avant le nucléaire, l'électricité aussi, mais le gaspillage d'énergie pas encore.
La France, avec ses 58 réacteurs n'est pas exempte d'un accident, mais nous pouvons faire confiance à Eric Besson, à Xavier Bertrand et aux socialistes, ils auront sûrement les réponses à nos anxiétés !

mardi 22 février 2011

COMBIEN DE TEMPS ENCORE


Lors de la libération du président Arafat, la presse nous avait gratifiés de gros titres à la une, occultant ainsi le renoncement de l'ONU d'envoyer une commission d'enquête sur les massacres perpétrés en Palestine. Aveu d'impuissance des Nations Unies ou hypocrisie du monde occidental qui ne sourcille plus depuis longtemps devant tant d'atrocités commises de part et d'autre ? Pour apaiser les consciences, on envoie quelques délégations diplomatiques gesticulantes qui ne pèsent rien dans le processus de paix tant attendu. Pendant ce temps-là des générations n'auront connu que la guerre et l'insécurité. Bien sûr que les attentats sont condamnables, mais se pose-t-on seulement la question de savoir ce qui amène le peuple palestinien à de telles extrémités ? Ne voit-on pas en celà plutôt que du terrorisme aveugle, l'expression d'un désespoir incommensurable ? que reste-t-il à ce peuple privé de liberté, privé de terre, dont l'honneur et la dignité sont quotidiennement bafoués ? Sharon refuse une commission d'enquête, estimant qu'il s'agit là d'une ingérence ! Mais comment peut-on parler d'ingérence quand on colonise un pays, qu'on l'envahit militairement et qu'on rejette la responsabilité des attentats sur un président séquestré et privé de ses moyens d'action !? Et voilà qu'aujourd'hui Bush cautionne par ses déclarations la politique de Sharon pour l'exclusion d'Arafat et la nouvelle invasion militaire. Qui donc dans ces conditions commet des actes d'ingérence ?
L'avenir de la Palestine appartient légitimement aux Palestiniens seuls et seuls, ils décideront démocratiquement de ce qu'ils désirent. Evidemment, des interlocuteurs palestiniens plus conciliants permettraient sans doute à Sharon d'entériner des pactes sur la question des frontières, officialisant ainsi de manière irréversible la colonisation des terres déjà occupées.Du même coup, Bush deviendrait celui qui a obtenu la paix dans cette partie du monde, là où ses prédécesseurs ont échoué. La position des Etats Unis serait alors plus confortable si, après cela, ils devaient prendre position en faveur des Israéliens, dans l'hypothèse d'une remise en cause des territoires occupés.
Comment le peuple israélien, tellement persécuté dans le passé, peut souscrire à cette politique d'injustice ? Qu'il sache au moins que la plus puissante armée du monde ne vaincra jamais la volonté de liberté d'un peuple et, que là comme ailleurs, les pierres si dérisoires face aux chars, finiront toujours par gagner. Les exemples foisonnent dans l'histoire et notamment dans les pays colonisateurs qui, tous, ont dû céder à cette volonté. Si ces exemples sont plutôt rassurants pour les opprimés, la question est de savoir combien de victimes inutiles tant israéliennes que palestiniennes devront encore souffrir pour aboutir à la paix, sachant que si l'histoire s'apprend, elle n'enseigne malheureusement rien.
Que mes propos soient bien clairs, je n'ai aucun grief à l'égard des Israéliens en tant que peuple, je constate simplement qu'ils souffrent comme les Palestiniens d'un régime extrémiste qui s'appelle "Sharon" avec le soutien de Bush dont les préoccupations, il faut bien le dire, sont davantage économiques et financières qu'humanitaires.

J'ai écrit ce texte depuis plusieurs années et aujourd'hui, Israël continue d'occuper des territoires palestiniens sans que la communauté internationale s'en émeuve. Si les révolutions que nous connaissons maintenant expriment le refus des régimes dictatoriaux et demande une justice sociale, alors Israël a effectivement des soucis à se faire........

Tout ceci en guise de coucou à Gédéon afin qu'il sache que mon clavier crépite depuis longtemps pour dénoncer les injustices. Que puis-je faire d'autre ?

vendredi 18 février 2011

GEDEON

Un lecteur anonyme me faisait remarquer le côté critique de mon blog. En effet, mes textes sont rarement réjouissants, mais depuis 2008, date de création de ce blog, est-ce que "Gédéon" peut me donner une seule raison d'être optimiste ?
Concernant les révolutions actuelles.... et celles à venir, je m'en réjouis et j'admire sans réserve le courage et l'intelligence citoyenne, notamment des Tunisiens et des Egyptiens. Je n'ignore rien des dictatures que compte la planète mais il faudrait quand même faire preuve de discernement entre les réflexions du particulier que je suis et des gouvernants de tous bords qui se compromettent sans scrupule, pourvu qu'il y ait un intérêt à les fréquenter. Mon silence n'a rien de complaisant, simplement, je n'ai pas la prétention de croire que ma réprobation à l'égard de ces régimes totalitaires change la phase des choses. La presse a-t-elle autant parlé avant la révolution, des conditions de vie de ces peuples et de leur liberté individuelle comme elle le fait aujourd'hui ?
Regardez, aujourd'hui on parle de la Chine autre régime totalitaire, mais on ne la boycotte pas pour autant puisqu'au contraire on délocalise à outrance, uniquement préoccupé par les coûts de production. Où est la moralité de ces comportements, où est le respect des droits de l'homme et, quand bien même que vous le condamniez, que je le condamne, que peut-on faire d'autre, sinon dénoncer cette injustice, cette hypocrisie, cette compromission ?
Toutefois, accordez-moi cette faveur, mon cher "Gédéon", je signe et j'assume mes écrits.
J'espère vraiment qu'un jour je pourrai tenir des propos plus joyeux mais l'actualité contemporaine ne nous y autorise guère quand on est conscient des choses. Heureusement, je peux exprimer des bonheurs et des joies récoltés dans mon entourage, mais ceci n'intéresse personne.
Enfin, pour finir, je vous ferai remarquer que la critique peut constituer un élément positif pour ceux qui la lisent et qui en tiennent compte.

Pierre Delval