lundi 22 février 2016

L'évanescence des accords...


Cette réunion européenne qui devait entendre comme un ultimatum retentissant les velléités britanniques, n'aura été  en apparence qu'un pétard mouillé. En apparence, car les médias se font curieusement discrets sur ces fameux accords dont tout le monde parle mais dont personne ne sait rien . La presse, très laconique, nous annonce le retour de Cameron dans ses foyers sans préciser la teneur des faveurs obtenues qui ne seraient finalement que partielles ?
     Il est quand même étrange  que ni avant ni après ce sommet, qu'on qualifiait pourtant de crucial pour l'avenir européen, on ignore encore ce que les Anglais ont obtenu de plus précisément.
     Car le statut particulier des Anglais leur apporte déjà pas mal d'avantages dont on aimerait, nous, simples citoyens, connaître les raisons par rapport aux autres membres de la communauté.
     Si Cameron semble satisfait, les Anglais dans leur ensemble n'afficheraient pas la même unanimité sur le sujet. Paraît-il que leur sortie de la communauté aurait pour effet de rapatrier du travail en France et par conséquent diminuer le chômage. Si tel était le cas, alors je confirme ma première réflexion: "Ils veulent quitter l'Europe?" , alors "Bon vent"

    

vendredi 19 février 2016

On ne s'est jamais aimé....


        En vertu de quel principe, l'Angleterre  bénéficierait de concessions européennes? En vertu de quel accord  prétendrait-elle à des exigences ? L'Europe ne devrait-elle pas être fondée sur une union harmonieuse tant économique que sociale et fiscale. Il est vrai que nous sommes, de ce point de vue, loin du compte et qu'il faut bien reconnaître que la seule union réalisée et visible, c'est l'union monétaire. Mais ceci autorise d'autant moins les britanniques  à avoir des exigences, eux qui ont gardé leur monnaie.
        En réalité, la position des Anglais reste toujours la même. Ils veulent bien être européens à condition d'en tirer un bénéfice économique notoire  incitatif. Car il ne faut pas se leurrer, dans l'esprit, l'Angleterre ne s'est jamais intégrer tout à fait à l'Europe, si bien qu'elle continue de faire le grand écart atlantique avec les Etats-Unis, recherchant constamment l'option la plus favorable.
        Alors, je me pose la question, sans doute stupide, par manque de connaissances géopolitiques, mais je me la pose quand même, quelles seraient les conséquences de la sortie britannique de l'Europe ? Si telle est sa volonté, alors qu'elle sorte et bon vent !

mardi 2 février 2016

Une si belle langue..;

La langue française est un outil remarquable de communication. Sa beauté et sa richesse ne résident pas seulement dans l'émission phonétique de ses mots mais également dans l'art calligraphique de son écriture. Son vocabulaire avec sa foultitude de synonymes permet la traduction des idées avec justesse avec fidélité , avec humour et pertinence, avec parfois douceur ou colère. Un éclectisme qui autorise toutes les nuances et toutes les fantaisies.
     Or aujourd'hui, les moyens modernes de communication comme l'informatique ou le téléphonie nous amènent progressivement, selon moi, à une expression binaire qui du reste est je crois la base fondamentale de l'informatique. Sans nuance, sans chaleur, sans cette musique des mots si agréable à l'ouïe, elle devient une langue complètement morte, froide et dénuée de sentiment. Elle se limite à "oui ou non" mais rarement à "peut-être".
     Pour se rendre compte de ce phénomène, il suffit de rentrer en relation avec une société quelconque, dans le milieu économique ou avec une plateforme dans le milieu du démarchage ou encore avec un institut de sondage. J'ai personnellement fait l'objet récemment des attentions de ces différentes activités et j'ai constaté très rapidement qu'aujourd'hui on ne vous laisse pas poser les questions, on vous les suggère, on ne vous écoute plus, on compare votre discours à des hypothèses préétablies qui généreront des réponses sous forme d'un langage  formaté. Ce qui est drôle et affligeant à la fois, c'est d'essayer de porter l'échange en dehors du cadre prévu pour alors assister au désarroi de votre interlocuteur à qui on avait pourtant appris un schéma relationnel avec une conformité réductrice et aliénante du langage. Décidément, l'humain est imprévisible !
     Avez-vous remarqué les questionnaires de satisfaction qu'on peut trouver sur internet par exemple, et qui vous demandent de répondre par "oui ou par non" sans même envisager l'hypothèse du "peut-être" ? Avez-vous remarqué ces phrases sans âme, débitées par un employé zélé mais qui ne sait plus exprimer autrement les échanges les plus anodins, les plus simples, tant il a été formaté par la société qui l'emploie ?
     Certains prétendront qu'aujourd'hui, on doit tout sacrifier au pragmatisme pour la rapidité, l'efficacité, et donc la rentabilité des échanges. J'ai en effet observé, lors d'une relation commerciale récente avec une grosse boîte de communication' qui plus est, l'indigence relationnelle de ce groupe et je me demande si ses dirigeants  réalisent les effets déplorables qui discréditent souvent leur compétence auprès d'une clientèle de plus en plus improbable.